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Michel Blondonnet est né dans la Combraille creusoise, où il réside depuis toujours.

Très attaché à sa région, passionné d’histoire locale et d’archéologie, il est également très sensibilisé aux problèmes de protection de l’environnement.

Michel Blondonnet a publié 5 romans aux éditions Lucien Souny, le premier en 1998.

Ses quatre derniers romans sont parus aux Éditions Albin Michel.


Photo: Copyright © Alexandre Blondonnet

 

Romans :  

Éditions Albin Michel

Le meunier de Lavault (2016)

La modiste du Puits Saint-Antoine (2015)

Le secret du presbytère (2014)

Le vent soufflait sur la rivière (2013)  

Éditions Lucien Souny

L’héritier de Hautefaye (2011)

Le terrible affront (2004)

La malédiction des Barbarant (2002)

À l’ombre de La Seiglière (2000)  

Albums : 

Éditions M. Blondonnet

La Creuse oubliée (3 tomes,  1993, 1995, 1997, rééd 2004)

Regards sur la Creuse d’autrefois (2004)  

 

Autres ouvrages : 

Éditions Les Monédières

Souvenirs d’école (ouvrage collectif ; 2004) 

Écrit – Écriture* *Texte paru dans le Bulletin de La Poste du département de la Creuse, écrit à la suite d’une demande de la Direction, ainsi formulée : « Qu’est-ce que l’écriture représente pour vous ? »
 

Qui a inventé l’écriture ? Quelle en était la fonction première ? Pourra-t-on jamais le dire avec certitude ? Est-ce seulement souhaitable ? La vérité ne fait pas toujours la part belle au rêve. Mais a-t-on jamais vu plus merveilleuse chose que l’écrit !
Que serait devenue notre belle langue sans l’écrit ? Existerait-elle encore ? Le mignon pourrait-il aujourd’hui inviter sa mignonne à s’en aller voir si la rose … ? Que saurions-nous de vous, pauvre Villon, secret Rutebeuf ?
Pour moi l’écrit est une tradition solidement ancrée tout à la fois dans nos gènes, dans notre mémoire collective et dans notre culture.

Écrit – Écriture.

À l’heure des autoroutes de l’information, écrire, c’est prendre des chemins buissonniers, fouler des sentiers délaissés, se laisser envahir par des parfums oubliés et se goinfrer de paysages.
Prendre un stylo, une feuille, y jeter ses pensées, ses angoisses, ses craintes, ses attentes, ses désirs, ses observations, ses joies, ses délires, est d’une sensualité à nulle autre pareille. Je ne connais plus belle jouissance ! Je ne pourrais me passer d’écrire.
Et l’odeur de l’encre, donc ? Qui dira jamais cette ivresse ?
La civilisation de l’image voudrait tuer l’écrit. Prenons-y garde et refusons la fuite éperdue en avant. Aux armes, bonnes gens, fourbissez vos méninges, affûtez vos crayons !
Avis de tempête sur fond de CD-ROM ! Notre bateau prend l’eau. Écopons, écrivons, il est encore temps de jeter “l’encre” avant la barbarie !
— Dis, m’sieur, c’est encore loin l’Amérique ?
— Tais-toi, écris !
Quand certains esprits soi-disant bien pensants rêvent d’un monde sans support écrit, sans journaux, sans livres, d’une vie imbécile où l’ordinateur et les petits clones d’Internet seraient rois, il ne m’est pas désagréable de penser que l’on ne remplacera jamais l’odeur de l’encre ni le grain du papier du roman que l’on ouvre et que l’on referme lorsqu’on le désire, ou du quotidien que l’on feuillette et que l’on a choisi d’acheter.
Puissent nos petits-enfants savourer encore cette joie indicible qu’il y a à prendre un stylo, une feuille de papier et à semer des mots comme des étoiles dans les sillons de sa pensée, simplement pour le plaisir !

Que l’écriture soit ! Que notre joie demeure ! Le 24 avril 1996

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